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Je n'ai pas fréquenté la maternelle,mais je savais déjà lire.L'apprentissage de l'écriture fut pour moi un calvaire:étant gauchère,ma belle mère a tout fait pour changer cela.Dés que je prenais
mon crayon de la main gauche une claque retentissait sur ma joue.La maîtresse d'école avait reçu l'ordre de m'attacher le bras dans le dos pour que je ne puisse m'en servir.Et elle ne se gêna pas
pour le faire.L'état des mes cahiers était abominable,et le soir,les baffes tombèrent de plus en plus drues.Les devoirs se diluaient dans mes larmes trempant mes cahiers ,occasionnant punitions
scolaires et familiale.Je goûtais aussi pour la première fois aux zébrures cuisantes du martinet,les claques n'ayant aucune action bénéfique sur mon éducation.Il va s'en dire que je n 'ai rien
appris cette année-là et que je redoublais mon cp.Avec les vacances arrivèrent les devoirs pour ne pas perdre la main d'ici la rentrée.Et la main ne perdit pas de temps dans l'oublie de mes joues
leurs donnant des couleurs sans aucun rapport avec le soleil.Avec les congés naquit une autre forme de sévices...
Nos vacances se passaient dans le Loiret où nous possédions une maison de campagne entre Cosne sur loire et sancerre,un petit village d'une dizaine d'âmes.Cette maison avait été entièrement
réaménagée par mon père;La pièce principale servait de cuisine et de salle à manger,un coin réservé au lit conjugal et à l'opposé un lit cosy pour ma demie-soeur,deux paravents séparant
l'ensemble.Ma soeur et moi nous partagions l'ancienne cave à vin réhabilitée en chambre à coucher.La salle de bain trouva sa place dans l'ancienne écurie à chèvre.Malgré les courants d'air qui la
traversaient ,tout le confort y était.
Un jardin agrémentait le devant de la bâtisse et plusieurs hectares de champs en flanquaient l'arrière.Ces champs longtemps je les ais haï pour m'avoir fait souffrir et hanter mes nuits.Quatre
champs divisés par des haies de noisetiers,dont les badines ne servirent pas seulement au sourcier du coin.Cinq hectares chacun,représentant la folie naissante de madame la mégère...

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